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Pages : 1- La passion du muffinArticle posté le 09/11/2008 à 11h38, par MarieMagenta ——— 4 commentaires
J'ai toujours été une folle de muffins. D'abord, parce que j'adore leurs formes si délicieuses et mignonnes, ensuite parce que le goût d'un muffin, c'est tout une histoire. Et comme à mon habitude, la recette illustrée, pour les gourmands ! Lire les 4 réactions —— Réagir sur le « carnet qui pétille »
Nouveauté automnaleArticle posté le 30/10/2008 à 17h34, par MarieMagenta ——— 0 commentaires
Je ne pouvais plus supporter ce design gris et blanc qui ne traduisait pas du tout l'atmosphère dans laquelle j'adore m'épanouir en matière d'art. D'ailleurs, certains l'auront remarqué, je chôme allègrement en photographie et c'est catastrophique ! Calendrier Lavazza 2008, extase du caféArticle posté le 30/10/2008 à 17h11, par MarieMagenta ——— 1 commentaires
Fascinée par les magnifiques publicités Lavazza, je n'ai pu résister à leur fameux calendrier, témoignant l'ambition de la marque, soucieuse de traiter de l'art du café avec leurs plus beaux moyens. Et ils n'ont eu que du beau monde pour traiter le nouveau sujet censé représenter Lavazza... ![]() Francesca Lavazza s'est adressée à l'excentrique Finlay MacKay, connu et reconnu pour des oeuvres éclatantes de couleurs, à la limite parfois du vulgaire et du glauque. Vivienne Westwood, grand nom de la mode, a prêté à l'une des reines du calendrier l'une de ses créations. Quant aux bijoux, Damiani a frôlé l'indécence en prêtant un collier Sophia Lorren pesant 81 carats (serti de 1352 diamants) et un pendentif venu de la belle collection Juliette... Cette fois-ci, pour 2008, Lavazza a voulu représenter les femmes artistocratiques, fortes, déterminées : les reines. Et chaque femme peut être une reine en savourant un café Lavazza, son unique roi. On change régulièrement de décor, découvrant une fois la cour de France, une autre fois la cour impériale chinoise. C'est ainsi que l'on découvre la reine Sophie Margot interprétée par Sofie Nielander, la reine Bao pour un plaisir asiatique jouée par Xiuli Gao, l'orientale reine Yasmine interprétée par Anna Sjoberg, la reine Vanalika II jouée par Maria Dvirnik, la reine Kuk Grethel représentée par Cicely Telman, puis la reine Melissa III, jouée par Awoi Mac Bullen Geu. Les plus connues sont sans doute la Reine Sophie Margot, exhibée en couverture du calendrier, si irrésistible avec ses bas écrus et sa robe d'or mais dans un décor si étrange et agressif avec les deux horribles nains bleus en second plan. ![]() ![]() On restera aussi sous le charme de la terrifiante Reine Bao, au maquillage saisissant, entourée de vases et de dragon d'or, posant pour un peintre devant les tableaux de ses ancêtres qui s'offraient aussi le luxe d'une tasse de café Lavazza. ![]() ![]() Enfin, la brûlante Reine Yasmine, dans un bain de lait et de pétales de roses, servie de toutes parts par nombres d'esclaves, femmes ou hommes. Sa chevelure d'or ressort dans ce paysage nocturne d'orient. ![]() ![]() Finlay Mackay, bien que je ne sois pas conquise par la plupart de ses oeuvres, a montré dans ce calendrier l'étendue de son talent, ainsi que toute l'équipe, stylistes et maquilleurs qui ont réussi à créer un monde qui n'existe pas avec brio. Des paillettes, de l'élégance, du luxe, de l'imaginaire... tout ce que j'aime ! ![]() Le porno chic, pas si chic !Article posté le 07/08/2008 à 16h01, par MarieMagenta ——— 5 commentaires
Tandis que mon gâteau au chocolat est en train de cuire, je m'interroge sur l'une des dernières tendances publicitaires, au nom extrêmement pardoxal de porno chic, qui inspire pas mal d'artistes d'entre nous. ![]() Cette stratégie publicitaire qui vise à titiller notre instinct le plus primaire, est issue d'une autre stratégie fréquemment utilisée : le shockvertising. Cette dernière propose des mots ou des images choc, qui sont censées choquer le spectateur afin que la marque puisse bien s'ancrer dans son cerveau. Si des produits pour yaourt vont proposer une demoiselle bien belle et bien fraîche qui déguste le produit en se pâmant d'extase sur une terrasse ensoleillée, Gervais, par exemple, propose un combat de deux nanas hystériques, l'une complètement sadique et l'autre prête à tout pour son cornet de glace, même à sortir une tronçonneuse. Le shockvertising est aussi très fréquemment utilisé pour des campagnes de préventions ou pour des associations. Il n'y a qu'à jeter un oeil sur les publicités vous rappelant que vous avez de l'eau, c'est bien, mais que le petit garçon désossé sur l'affiche qui vous regarde d'un air suppliant, lui, n'en a pas. Pour plus d'actualité, boiretrop.fr se sert du viol, de la bagarre, de la noyade, etc, pour vous mettre en garde de manière plus ou moins brutale des risques de l'alcool. Le porno chic a fait sa véritable apparition grâce à de grandes marques comme Dolce & Gabbana, Vuitton, Gucci, Ungaro... Ces publicités visent souvent les « nouveaux riches » qui s'achètent des produits de luxe de manière occasionnelle, pour le style, pour exhiber leur confortable statut. La véritable et première clientèle, celle qui ne se soucie que de la qualité et jamais du prix n'est pas réellement influencée par les publicités. C'est en grande partie parce que ce sont les créateurs et les marques elles-mêmes qui ont commencé à réaliser eux-même leurs publicités, abandonnant les agences prévues à cet effet, car le produit de luxe est considéré comme une oeuvre à part entière, un véritable univers... C'est ainsi que l'on se retrouve avec des publicités porno chic pour Dolce & Gabbana qui suggère le viol à plusieurs, Dior proposant une demoiselle couverte de cambouis en laissant le doute sur sa situation pré ou post viol, ou abandon total dans la luxure, Ungaro brandit la zoophilie voire le sadomasochisme. Plus délicat, on découvre avec Opium plus d'érotisme que de pornographie, avec une suggestion d'onanisme féminin, ce qui change nettement de la femme objet soumise trop maquillée et bien dépersonnalisée. Au fur et à mesure, le porno chic et le glam trash (version "bling bling") ont été utilisés par des marques plus anodines, pour des produits habituels et non de luxe. Toute vocation artistique semble disparaître alors, et c'est à ce moment là que les grandes marques s'assagissent, laissant l'exposition brutale du sexe aux autres produits ; comme des glaces par exemple, fréquemment sucées langoureusement par de superbes créatures suggérant très clairement une fellation, ou encore les sucettes Chupa choups qui soulèvent le débat avec l'innocent « J'aime sucer... des chupa choups » lancé par une blonde plantureuse, alors qu'il s'agit de sucreries pour enfants... (Tappez chupa choops dans google image et vous tomberez sur des photographies bien plus qu'érotiques.) Pour plus d'actualité encore, la publicité Orangina bien zoophile sur les bords ou des animaux aux formes exquises dansent, se trémoussent, se frottent et s'assoient en se dandinant sur des bouteilles, faisant gicler (ou éjaculer carrément) la boisson. Mais il faut savoir que le porno chic n'est pas forcément visuel, mais peut être textuel : « Tu la prends entre le pouce et l'index tu lèches »... Cette stratégie publicitaire soulève quand même bien des questions, sur ce qui est montrable et ce qui ne l'est pas. On ne peut pénaliser la publicité car elle multiplie les connotations sexuelles alors que les magasines trashes sont exhibés sans honte aucune dans les kiosques... L'industrie du sexe évoluant, les tabous sont levés. Mais peut-on laisser la pub exploiter la pédophilie ou la zoophilie ? Au fond, que penser du porno chic pas si chic ? - 1 - |